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Et si la musique faisait pousser les plantes

Les chercheurs se penchent depuis longtemps sur l’influence positive de la musique sur les plantes. Le physicien Joël Sternheimer en est convaincu, la protéodie favoriserait de manière spectaculaire la croissance des végétaux…

Article publié le 10 octobre 2018

La mélodie de Sternheimer

Depuis les années 60, bon nombre de scientifiques ont prouvé de façon certaine que la musique a des effets bénéfiques sur les plantes.  
En 1980, Joël Sternheimer, Docteur en physique théorique et ancien élève du prix Nobel de physique, Louis de Broglie, va encore plus loin. En s’appuyant sur ses qualités de musicien, il parvient à démontrer que les acides aminés des végétaux émettent une onde sonore, inaudible par l’oreille humaine, lors de la synthèse des protéines. Fort de ce constat, il décide de traduire cette vibration en mélodie en associant une note à chacune des ondes produites par les acides aminés. Il obtient ainsi une succession de notes semblable à une partition, il s’agit de la protéodie, la musique des protéines… 
En reproduisant cette vibration sous forme de mélodie savamment orchestrée, il serait donc possible de stimuler la pousse des plantes. Mais comme chaque espèce possède sa propre protéodie, chacune requiert une partition spécifique pour activer son processus de croissance. Il y a de ce fait, autant de protéodies qu’il y a de variétés de plantes. 
Cette découverte ouvre des perspectives nouvelles et passionnantes en matière d’agriculture car elle sous-entend que l’on pourrait engager un dialogue intime avec les plantes et les soigner par le biais de la musique. Cela constituerait une fabuleuse avancée et une saine alternative aux dangereux engrais chimiques et autres redoutables pesticides…

 

La fin des pesticides ?

En 1994, afin d’illustrer sa théorie, Joël Sternheimer compose sa première séquence musicale, la protéodie stimulante des tomates. Le morceau contient les trois principaux activateurs de croissance des tomates ainsi que la protéine TAS14 (Tomato Anti-Sécheresse). 
Pour vérifier l’efficacité de la partition, il réalise une démonstration grandeur nature. L’expérience consiste à faire pousser des plants de tomates dans des conditions climatiques extrêmes (39°) et à tester leur résistance à la sécheresse. Pendant deux semaines, une partie des plants est exposée à la musique à raison de trois minutes par jour tandis que l’autre parcelle ne reçoit que de l’eau. Les résultats sont sans appel. Si les plants des tomates « normales » ont dépéri malgré un arrosage régulier, ceux soumis à la protéodie ont non seulement conservé des feuilles vertes mais ont également prospéré. 
Toutefois, malgré des expériences concluantes, le scientifique se heurte au scepticisme général. Qu’importe, en 2008, il fonde la société Genodics en compagnie des biologistes et ingénieurs agro-alimentaires Pedro Ferrandiz et Michel Duhamel. Leurs traitements à base de protéodies séduisent de nombreux clients, partisans d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Maraîchers, viticulteurs, arboriculteurs et éleveurs n’ont pu que constater les effets positifs d’une telle méthode face aux maladies, aux intempéries climatiques et aux problèmes de rendement. 
À ce jour, Joël Sternheimer a décodé pas moins de 2000 protéodies garantissant le bon développement des plantes. Il espère pouvoir un jour appliquer le même procédé à l’homme. 
En attendant, nul doute que l’on préfère les légumes mélomanes à ceux bourrés de pesticides…