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Et si on se lançait un défi pour 2020 ?

Le pianiste israélien Boris Giltburg s’est lancé un sacré défi pour 2020 ! Apprendre en un an les 32 sonates de Beethoven et les jouer en concert tout au long de l’année. Un challenge de taille étant donné la complexité de ces compositions qui comptent parmi les plus difficiles du répertoire classique. Et si nous aussi, nous nous fixions un challenge (à notre portée) pour 2020 ?


Article publié le 8 janvier 2020

Le pari fou de Boris Giltburg 

Boris Giltburg n’a plus à faire ses preuves… Détenteur de nombreux premiers prix dans de prestigieuses compétitions de piano, il est aujourd’hui un pianiste incontournable du paysage classique et son talent n’est plus à démontrer. Doté d’une technique impressionnante et d’une sensibilité hors-norme, peu d’oeuvres lui résistent encore. C’est sans doute la raison pour laquelle il a jugé bon de se lancer un nouveau défi pour 2020 afin de ne pas s’endormir sur ses acquis. 
Il compte donc maîtriser les 32 sonates de Beethoven en l’espace record d’une année ! 
Une performance qui, si elle est réussie, relèvera de l’exploit tant les sonates de Beethoven sont qualifiées d’injouables par la plupart des pianistes amateurs. À ce jour, Boris Gitburg n’en a joué que 9 en concert, il lui faudra donc dompter les 23 autres s’il veut valider sa prouesse.  
Un défi qui ne lui fait pas peur et que le jeune pianiste aborde avec beaucoup d’enthousiasme : 
« Les 32 sonates de Beethoven sont considérées comme l’un des sommets de la musique pour piano et je suis enthousiasmé par l’énorme défi à relever, mais aussi par le voyage artistique et les découvertes que je vais faire ». Nous lui souhaitons de réussir ce pari fou ! 

 

Un défi à ma taille

Pourquoi ne pas en faire de même ? Il n’y a rien de mieux que les challenges pour se surpasser et rester motiver ! Il est en revanche bien évident que l’objectif doit demeurer accessible. S’il est difficilement atteignable, la réussite peut être compromise. En bref, il doit être suffisamment ambitieux pour susciter l’envie de se dépasser mais pas démesuré, au risque de s’avérer décourageant. Il convient alors d’être réaliste et de se connaître un minimum pour que le défi soit réalisable. Inutile donc de viser trop haut et d’espérer jouer devant 80 000 personnes au stade de France ! L’ampleur du défi risquerait de vous décourager.  
Comme pour tout objectif, une échéance est indispensable à la réussite du projet. Elle est une force motrice dans la poursuite du but à atteindre. Opter pour une année calendaire comme Boris Giltburg est plutôt judicieux, elle ne laisse pas de doute quant à la date de fin. Or, établir une date butoir produit un sentiment d’urgence qui nous pousse à passer à l’action. Il n’y a pas de moyen plus sûr de procrastiner que de se fixer un défi sans temporalité.  
En conclusion, rien ne sert d’être trop gourmand. Alors, pas la peine d’imaginer égaler Boris Giltburg, la quête serait vaine. Mieux vaut rester modeste et se fixer un défi à sa portée, c’est le plus sûr moyen d’y arriver !